Lorsqu’on parle de prise de décision, il est naturel de penser aux choix majeurs : s’orienter vers une nouvelle carrière, quitter son emploi pour entreprendre ou déménager dans une autre ville. Pourtant, choisir sa tenue le matin ou son repas du midi constitue tout autant une décision.

Petite ou grande, une décision reste une décision

Contrairement aux idées reçues, chaque choix, aussi insignifiant soit-il, puise dans notre énergie mentale. Notre réserve quotidienne de discernement est limitée, et cette fatigue réduit notre capacité à faire les bons choix face aux options qui s’offrent à nous.

Mais voilà, parfois nous sommes hésitant à prendre les décisions dans notre vie ou dans nos relations avec les autres. Nous sommes tiraillés par le grand nombre d’options qui s’offre à nous. A tel point que nous pouvons parfois nous retrouver paralyser et ne plus rien faire du tout. 

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Nous prenons parfois trop de temps pour nous décider alors que nous sommes face à des situations simples. Nous pensons à tord que nous devons avoir 100% des informations, bien que la plupart du temps nous pouvons déjà prendre les bonnes décisions avec 70% des données. 

Des décisions réversibles et irréversibles

Jeff Bezos, l’ancien patron d’Amazon m’a soufflé la technique que je souhaite partager avec vous. Ce n’est pas mon ami, je le considère comme un mentor qui ne connaît pas son apprenti. 

Il propose un modèle qui regroupe les décisions que nous devons prendre en deux catégories.

Les décisions réversibles et les décisions irréversibles. 

Une décision est dite réversible lorsqu’on peut revenir en arrière sans trop d’effort. Par contre, une décision est irréversible lorqu’il est difficile de la défaire une fois prise. 

La plupart des études montrent que 95% des décisions que nous devons prendre dans la vie quotidienne sont réversibles. Décider si on va porter une casquette  est réversible. On met la casquette, si elle ne nous convient plus on peut la retirer à tout moment. 

Une coiffure est réversible, mais demandera un peu plus de temps pour revenir à l’état initial. Pour les garçons, il faudra juste laisser quelques semaines pour revenir à la situation initiale. Pour les filles, ce sera plus une question d’argent pour se refaire une autre coiffure, ou patienter que la coiffure vieillisse pour en faire une autre. 

Faire un tatouage est une décision irréversible. Une fois que vous l’avez, il vous collera à la peau. Vous ne pourrez pas revenir en arrière sans un effort considérable. Il n’est même pas certain que vous y arriverez.  

Nous traitons des décisions réversibles comme si elles étaient irreversibles

Bon voilà, le problème c’est que vous traitez des décisions parfaitement réversibles comme si c’était la fin du monde. Vous pouvez faire un post sur LinkedIn et le modifier simplement si vous trouvez une faute en le relisant. Dans le pire des cas, vous pouvez simplement le supprimer. 

Si vous devez choisir entre deux vêtements pour une fête, ce n’est pas la mer à boire non plus. Vous faites un choix et puis c’est tout. Ce ne sera pas la fin du monde si cette robe ne fait pas l’effet que vous souhaitez. Vous vous en remettrez. 

Si vous êtes comme la majorité des gens, vous passez des jours à débattre de détails insignifiants pour le nom d’un projet, un logo ou une photo de couverture. Alors que vous pouvez modifier ces choix plus tard sans coût majeur. Votre erreur, c’est de traiter des décisions parfaitement réversibles comme si elles ne l’étaient pas.

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Avant de prendre une décision poser vous cette question

Si vous devez prendre une décision, n’importe laquelle, posez-vous cette question. Est-ce une décision réversible ou pas ?  

Si c’est une décision irréversible, vous devez ralentir, analyser et prendre votre temps. Aller vivre au Canada, faire un enfant ou démissionner sont des décisions irréversibles (ou très difficiles à inverser). Par contre, si c’est une décision réversible, décidez-vite avec les informations disponibles et ajustez-vous en cours de route. 

Pour aller plus loin, avec les décisions irréversibles, vous pouvez les décomposer en de micro-décisions réversibles. Par exemple, plutôt que de démissionner sur un coup de tête, vous pouvez d’abord changer d’équipe, passer à temps partiel ou tester un projet en parallèle de votre emploi.

Transformer une décision grave en plusieurs petites décisions réversibles permet de réduire le risque et de passer à l’action sans bloquer.

PS: Il faudrait volontairement limiter la quantité de décisions que vous devez prendre au cours d’une journée pour être efficace. J’appelle ça le pilotage automatique. Vous faites vos choix à l’avance et le moment venu vous vous exécutez juste. L’idéal serait de laisser les autres choisir pour vous lorsque les choix ne sont pas très important.

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